Le corps de Jésus était mis au tombeau aussitôt après avoir été descendu de la croix, puisque le début du sabbat était très proche.  Le corps était enveloppé d’une toile de lin et des aromates (malaxées pour former une substance gommeuse) étaient appliqués sur le linceul entourant le corps.  (Jean 19.39-40)  Le lendemain les romains ont scellé le tombeau et ont mis des soldats pour le garder. 

Qu’est-il arrivé au corps de Jésus ?

Les autorités juives n’ont pas enlevé le corps.  Le fait que le corps n’était plus là était très gênant pour les sacrificateurs et le Sanhédrin.  Le corps manquant, c’est exactement ce qu’ils ne voulaient pas voir, parce que ce paraîtrait comme la preuve de la résurrection que Jésus avait même prédite.  Donc, ce sont les juifs qui sont allés vers Pilate pour demander que le sépulcre de Jésus soit gardé.  (Matthieu 27.62-66)  Ce sera la folie de penser que ces juifs auraient ensuite dérobé et caché le corps, car s’ils l’avaient fait, une fois que les disciples avaient commencé à prêcher la résurrection de Jésus, les juifs auraient tout de suite sorti le corps pour démentir leur prédication.  Ils n’ont pas fait ainsi…  On peut bien conclure que les juifs n’ont pas enlevé le corps.

Les autorités romaines n’ont pas enlevé le corps non plus.  Lorsque les disciples ont commencé à prêcher la résurrection, ce qui occasionnait les conflits même violents entre eux et les juifs, les romains auraient aussi sorti le corps (s’ils l’avaient dans leur possession) pour rétablir l’ordre.  Ils n’ont pas fait ainsi.  En fait les soldats qui avaient gardé le tombeau ont témoigné aux sacrificateurs de ce qui est effectivement arrivé (Matthieu 28.11), c’est que la pierre avait été roulée lors d’un tremblement de terre et qu’ils avaient été effrayés en voyant un ange (Matthieu 28.1-4).  Ces mêmes soldats ont accepté de l’argent pour dire que les disciples avaient volé le corps.  Pourtant, si les soldats avaient pris le corps ou s’ils avaient connaissance d’où se trouvait-il, ils auraient pu commander une plus grande somme d’argent pour dévoiler où était le corps !   Il est clair que les autorités romaines n’avaient aucun intérêt de prendre le corps et il est aussi évident que les soldats qui gardaient le tombeau ne savaient pas où se trouvait le corps, sauf la vérité que Jésus est ressuscité.  On doit conclure que les romains n’ont pas pris le corps.

Les disciples ont-ils enlevé le corps de Jésus ?  C’est la version racontée par les soldats qui gardaient le tombeau.  C’est hypothèse farfelue pour plusieurs raisons.

D’abord, comment les disciples, des simples civiles, auraient-ils subjugué les soldats professionnels et armés jusqu’aux dents ?  Puisque les soldats étaient mis en place spécifiquement pour empêcher l’enlèvement par les disciples, et le nombre des disciples dans le groupe de Jésus était connu, il faut supposer qu’un garde suffisant pour résister aux disciples était présent.  Comment les disciples auraient-ils pu vaincre des soldats et enlever le corps sans verser du sang ?  Cela est absolument improbable et contredit le témoignage des dames présentes au tombeau.

Si les disciples ont enlevé le corps de Jésus et l’ont débarrassé quelque part, comment expliquer leur conduite par la suite ?  Car, lors de la crucifixion de Jésus il est évident que les disciples étaient bien découragés.  Ils avaient pris la fuite et été dispersés dans le jardin lors de l’arrestation de Jésus (Matthieu 26.56).  Pierre qui cherchait à s’introduire où Jésus était en détention, s’est montré timide face à des accusations de la part des dames (Matthieu 26.69-72).    Jean et d’autres étaient présents lors de l’exécution hors de la ville, et ont vu le spectacle macabre de la fin sanglante de leur chef (Jean 19.27,35).  Le troisième jour, le jour même de la résurrection, les disciples étaient réunis dans une salle enfermée par crainte des juifs (Jean 20.19).  Jésus avait toujours été à leur tête, mais maintenant ils étaient sans leur chef, une situation qu’ils n’avaient pas connue jusqu’à ce moment.   Certainement, ce sont les caractéristiques d’un groupe battu, un mouvement échoué, ayant des membres intimidés.

Pourtant, peu de temps, seulement cinquante jours, après cette période de morosité, les disciples se sont présentés en public proclamant la résurrection de leur chef.  Ils se réclamaient d’en être les témoins oculaires.  Ils ont pu parler d’une manière convaincante de sorte que 3000 personnes se sont converties à leur message et les suivaient quotidiennement.  Les disciples ont tenu leur témoignage jusqu’à même mourir aux mains de leurs persécuteurs plutôt que nier qu’ils avaient vu Jésus ressuscité.  Leur vie changée a fourni un témoignage solide en faveur de leur prétentions.

Je peux me fier aux témoignages des premiers disciples parce que tous (sauf Jean) sont morts martyrs pour avoir proclamé deux choses : la résurrection de Jésus-Christ et leur certitude qu’il est le Fils de Dieu.  Ils étaient torturés, battus de verges et enfin ont été mis à mort sous quelques-unes des formes les plus cruelles jamais connues.  Selon l’histoire ecclésiastique des pères de l’église, ces disciples ont été martyrisés ainsi :

Crucifié : Pierre, André, Jacques fils d’Alphée, Philippe, Simon le zélé, Barthélémy.

Mort par l’épée : Matthieu, Jacques fils de Zébédée (Actes 12.2)

Tué par flèches : Thaddée

Transpercé d’une lance : Thomas

Lapidé : Jacques frère de Jésus

Certains disent que beaucoup de gens sont morts pour un mensonge, et alors, qu’est-ce que cela prouve ?

Oui, quantité de gens sont morts pour un mensonge, mais ils croyaient que c’était la vérité.  Or, si la résurrection n’a pas eu lieu (si c’était un mensonge), les disciples le savaient !  On trouve difficilement onze hommes morts pour un mensonge en toute connaissance de cause.  Personne ne meurt pour un mensonge s’il sait que c’est un mensonge.  Les disciples auraient pu éviter la mort violente en simplement affirmant que Jésus n’était pas ressuscité.  Ceci ils ont refusé de faire. Leur témoignage donc est crédible, car il a été scellé par leur propre sang.

Il n’est pas de tout raisonnable de supposer que les disciples aient enlevé le corps de Jésus du tombeau et inventé l’histoire qui est devenu le christianisme.  Un tel mensonge ne s’accorde pas avec leur caractère et la fermeté de leur témoignage de suite.

Mais est-ce possible que les disciples se soient trompés ?

Certains ont spéculé qu’ils aient vu une hallucination.  Pourtant, il s’agit non seulement d’une personne mais des onze qui aient vu cette hallucination.  La nature des hallucinations est très personnelle ; si une personne en voit une, d’autres ne la voit pas.  Il est impossible de supposer que tous les disciples aient eu la même aberration de pensée en même temps.

Ceux qui font objection au témoignage ne précisent pas de quelle manière les disciples se soient trompés ; donc c’est difficile de traiter une telle objection.  De toute façon, il existe de nombreuses raisons pour rejeter que les disciples se soient trompés dans leur profession de la résurrection de Jésus.

D’abord, lorsque les apôtre écrivaient ou parlaient, ils se présentaient comme les témoins oculaires de ce qu’ils racontaient.  2 Pierre 1.16-18 ; 1 Jean 1.1-3 ; Jean 20.30.  Même ceux qui écrivaient par la suite (Luc par exemple) ont fait appui sur les témoignages de ceux qui ont vu les événements.  Luc 1.1-3 ; Actes 1.1-3 ; 1 Corinthiens 15.4-9.  Les récits ne dépendaient pas d’un seul témoin, mais de témoins multiples qui s’accordaient entre eux.

Deuxièmement, les disciples n’étaient pas les gens crédules qui se laissaient influencer très facilement.  En premier lieu, ils hésitaient croire à la résurrection de Christ.  Ils n’ont cru qu’après avoir reçu force preuves persuasives.

Thomas était difficile à convaincre, mais il a enfin cédé grâce à une preuve incontestable.  Il s’est martyrisé par la suite.  S’était-il trompé ?

Pierre a renié Christ mais ensuite l’annoncé le jour de la Pentecôte et par la suite, sous menace d’être emprisonné et d’être mis à mort.  Qu’est-ce qui l’a changé ?  Selon 1 Corinthien 15.5 il a vu Christ ressuscité. S’était-il trompé?

Jacques le demi-frère de Jésus (Matthieu 13.55) ne croyait pas en Lui (Jean 7.5) mais il a fini par croire en Christ et il est devenu le pasteur responsable de l’église de Jérusalem avec les apôtres (Galates 1.19).  Qu’est-ce qui a fait la différence qu’il soit convaincu malgré lui ?  Selon 1 Corinthiens 15.7, il a vu Christ ressuscité.  S’était-il trompé ?

Troisièmement, le changement dans la conduite des disciples peu de temps après les événements de Golgotha.  Ils sont passés de la tristesse à la joie ; du découragement à la proclamation audacieuse de la Parole ; de la crainte pour leur vie à l’attitude de se réjouir dans les occasions de se tenir devant les autorités.

Quatrièmement, les disciples ont gardé le contenu de leur message de manière unanime pendant toute leur vie.  Dans tout groupe de personnes, les risques et tendances d’une divergence de vues sont importantes, pourtant, tous étaient d’accord sur la vérité de la résurrection.  Si les disciples étaient des trompeurs, il est difficile d’expliquer comment pas même un seul n’ait cédé à la pression.  Les disciples n’auraient pas pu braver la mort ou la torture s’ils n’avaient pas été convaincus de la résurrection de Jésus.

La conversion de Saül de Tarse est une des plus grandes preuves de la vérité de l’Evangile. 

Saül était le persécuteur le plus acharné de tous les ennemis du christianisme. Haut placé dans le judaïsme par sa formation sous le grand maître Gamaliel et par son zèle (Actes 22.3), il usait de sa position pour poursuivre les chrétiens (Galates 1.13-14) .   Exterminer la secte des chrétiens était sa passion et il les poursuivait jusqu’à la mort (Actes 8.3 ; 26.9-11).

Pourtant, Saül est devenu le prédicateur chrétien le plus zélé et influent de son (et toute) époque. Tous les domaines de sa vie étaient radicalement transformés :

Son caractère était transformé.  Où il était un bigot intolérant, amer, orgueilleux, violent, sans pitié, il est devenu patient, bienveillant, endurant et prévenant.

Sa relation avec les disciples était transformée.  Où il les avait poursuivis à mort, il se trouvait avec eux dans la paix et le commun accord (Actes 9.19 ; Galates 1.18-19)

Son message a été complètement transformé.  Celui qui était farouchement juif est devenu l’apôtre parmi les païens.  Il a prêché Jésus dans les synagogues et a cherché à convaincre son peuple ainsi que les païens.  Il ne s’est plus reposé sur la loi et les traditions judaïques mais il était celui qui a promulgué et clarifié le message de la justification par la foi en Christ selon la grâce de Dieu sans les oeuvres de la loi.

Un élève universitaire a lu dans son livre de texte des descriptions ci-dessus de Saül de Tarse et de l’apôtre Paul.  Le texte faisait observer dans un dernier paragraphe que ce qui s’était passé entre les deux n’était pas très clair.  Lorsqu’un gagneur d’âmes s’est approché de cet élève pour lui montrer Actes 9 et les témoignages de Paul concernant la résurrection de Jésus, l’étudiant a vu que le fait que Jésus-Christ est effectivement ressuscité des morts est l’explication la plus logique pour la conversion de Saül.  Il a fini plus tard par recevoir Christ comme son Sauveur.

“Beaucoup ont trouvé dans la conversion de ce pharisien extrême l’évidence la plus convaincante de la vérité et de la puissance de la religion à laquelle il s’est converti, ainsi que la valeur et de la place finales de la personne de Christ.”  (Elias Andrews)

On retrouve une liste partielle des choses qu’a souffertes Paul pendant son ministère d’implantation inlassable d’un grand nombre des premières églises en Asie et en Europe.   2 Corinthiens 11.23-29 Ensuite il était martyrisé.  S’était-il trompé ?